Phantom-Live

THE PHANTOM, FIGURE DE LA NOUVEL VAGUE POLONAISE SORT UN NOUVEL EP

The Phantom alias Bartosz Kruczynski est un producteur et DJ basé à Varsovie. Il représente à lui seul la nouvelle vague polonaise associant l’esthétisme cinématographique, le romantisme de la musique house et l’ombre orientaliste.

Ses débuts remontent à 2011, année durant laquelle il délivra un premier EP sur Senseless Records en featuring avec Brenmar et Hackman. Juste après il sortit « Arctic Devil Mix« , track qui l’implanta dans le milieu en attirant l’attention de Rinse FM, The Fader ou encore de URB Magazine pour qui il mixera un podcast.

L’année 2012 lui a été bénéfique. Il n’arrêta pas la production et enchaina avec un second EP. Nommé symboliquement « EP 2 » il contient le morceau « Gothique » que l’on entendra  à plusieurs reprises sur la BBC Radio 1. Terrain fertile pour de nombreux DJ il sera remixé par MikeQ et Optimum. La même année il s’essaiera à la musique d’ambiance cinématographique, essai qui sera enregistrer chez Sangoplasmo Records. En 2013 il achève successivement deux EP pour Kitsuné et Sound Pellegrino. Belle récompense pour un artiste complet.

Il revient après plusieurs mois d’absence pour nous présenter son tout premier LP sur le label belge Silverback Recordings. C’est un véritable concentré d’energie tropical qui s’ouvre à nous dès la première note.

De longues nappes nous font entrer dans un rêves mélodieux et moite sur « Late Night Sex« , phénomène renforcé par une ambiance et une rythmique rappelant les téléfilms des années 90. Le second titre « Artefacts From The Vistula River » est bien plus moderne. La musique d’ambiance rencontre le lounge et une guitare exotique résonne au loin entre des percussions directement venues de pays proche des tropiques. De nouveau cette chaleur moite qui s’élève avec un sample groovy incessant nous poussant doucement à taper du pied. Les six minutes d’écoutes sont finalement plutôt courtes.

Avec la troisième track « Bless Their Little Hearts » on entre dans une nouvelle dimension. Le morceau est composé en trois parties. D’abord une introduction au piano direct puis une montée saccadée avec un double beat presque inconfortable composé à l’aide de percussions enfin pour la troisième étape une basse apporte le velouté qu’il manque pour nous faire atterrir quelques instants au milieu de la jungle de Bornéo.

Évidemment il va sans dire que le piano est la pièce maitresse de LP1.




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