Keith Carnal Interview

[INTERVIEW] KEITH CARNAL: « LA FRANCE EST EN PLEIN BOUM »

Keith Carnal prend de l’épaisseur au fur et à mesure de ses productions et s’affirme comme l’apôtre d’une techno sombre et sans équivoque. Nous lui avons posé quelques questions à l’occasion de son passage au Batofar samedi pour la soirée organisée par Open Minded.

Tu fais parti de ces artistes issus de la nouvelle génération qui possèdent déjà une solide réputation. Finalement on en sait plus sur ta musique que sur toi. Alors qui est Keith Carnal ?

Un gars plutôt positif venant d’Amsterdam. Joyeux et passionné par la musique. Je n’ai jamais réellement su quoi faire jusqu’à ce que je commence à produire et à mixer, je le fais depuis 8 ans maintenant. J’adore voyager, rencontrer de nouvelles personnes et découvrir d’autres cultures.

Je n’ai jamais réellement su quoi faire jusqu’à ce que je commence à produire et à mixer

Quand on s’intéresse de près à tes tracks on voit tout de suite qu’une vraie identité en émane. Comment la définirais-tu ?

À toi de me dire 😉 Mais je pense que c’est une forte ligne de basses avec une mélodie accrocheuse. Je pense que c’est grace à cette mélodie catchy que mes morceaux sont pas mal joués.

A voir le nombre de dates que tu fais on sent que tu es un vrai passionné. Quel a été le déclic de cette passion ?

J’ai toujours adoré la musique et je ne me vois pas faire autre chose. C’est ce que j’aime plus que tout !

Tu tournes dans pas mal de club, on t’a vu notamment au Tresor à Berlin, au Fuse de Bruxelles ou encore à Concrete. Est qu’il y a un club qui t’a particulièrement marqué ?

Chaque club a un petit truc en plus, c’est ce qui est cool de jouer dans des clubs differents. Je dois dire que j’ai vraiment apprécié jouer à Concrète, il y a quelque chose de frais et nouveau de jouer un dimanche après-midi. Mais le Tresor et le Fuse sont des salles légendaires et pas pour rien, de vrais clubs cool où jouer.

Tu as fait pas mal de dates en France, comment vois-tu la scène française ? Comment perçois-tu son évolution ?

La France est en plein boom en ce moment et l’amour de la techno est important. Tous les jeunes s’y intéressent. Vraiment cool de jouer ici avec ce public incroyable, ils sont fous mais dans le bon sens !

La plupart de tes productions sont sorties sur AFFIN Recordings, qu’est ce qui a fait que tu as tissé un tel lien avec ce label ?

J’ai envoyé un email à Joachim Spieth avec probablement le même message d’auto-promotion qu’il doit recevoir tous les jours. Je lui ai demandé d’écouter mes morceaux en lui disant qu’il les aimerait certainement. Il l’a fait et le premier EP était signé.

Quand je n’ai pas d’inspiration, j’écoute des sets et vais faire la fête

De quoi/qui t’inspires-tu quand tu décides de passer en production ?

J’écoute de la musique et je vais en boite. Quand je n’ai pas d’inspiration, j’écoute des sets et vais faire la fête… ça marche généralement pour moi. Et pas uniquement de la techno mais tous les styles de musique, tout est source d’influence en fait.

Même si ça ne saute pas aux yeux au premier abord, tu as eu ta période House avec notamment quelques sorties sur Vintage records ou Achterdeck. Est ce que tu peux nous raconter cette partie de ta carrière ? Et en quoi ça t’a servi pour en arriver là aujourd’hui ?

J’ai commencé par mixer de la techno mais quand j’étudiais, je fréquentais uniquement des djs de house, c’est pourquoi j’étais plus axé house que techno à cette période et ça se ressentait dans mes prods. Je ne produisais pas avec un but précis. Après plusieurs années, je me suis retourné vers la scène techno et du coup je me suis remis à produire de la techno, c’est à ce moment que j’ai retrouvé mon seul vrai amour.

Qu’est ce que tu donnerais comme conseils/tricks de productions à nos amis producteurs ?

Écouter des tracks et des artistes que vous aimez. Écouter le morceau décomposé pour entendre ce qui est nécessaire pour un bon track. Maitrisez les techniques EQ également, les tracks sont souvent gâchées par un mauvais équilibre.

En écrivant l’interview on nous a demandé quel était le titre que tu passais à 33:50 et surtout quand est ce que tu allais le sortir ?

Aucune idée 🙂 C’est dans ma liste “à finir”.




Il n'y a aucun commentaire

Ajoutez le vôtre