DOWNTOWN DIVAS – DES FILLES, DU CRACK ET DU LUXE

Dans la série  intitulée « Downtown Divas », les artistes Gigi Artzi et Loral Amir mettent en avant des prostituées russes, vêtues de vêtements de luxe. Sur ces clichés, celles ci s’exposent en Acne, en Alexander Wang, en Miu Miu ou bien encore en Louis Vuitton. L’idée de ces derniers fût de montrer ces femmes adictent à l’héroïne dans un autre contexte que leur sombre quotidien. Qu’elle ne fut pas leur surprise quand, dans un décor de crasse, de drogue et de sexe, ils découvrirent une femme avec toute les caractéristiques d’un modèle. Avec sa silhouette longiligne sa coiffure coiffure, et son beau regard leur donna une idée. Ils voulurent la shooter elle, puis quelques unes de ses camarades. Ce qui n’était pas chose simple.  Coincer dans leurs multiples addictions qui les déshumanises, il est normal qu’elles soient complètement instables, dingues et perdues à l’idée de ne plus consommer quoi que ce soit le temps d’une photo.

Ces femmes sont enchaînées à un monde où elles s’auto-détruisent et détruisent tout ce qui les entoure, sans pouvoir en sortir, ou décider de leur destin. Le truc, c’est qu’elles ont exactement les mêmes rêves et espoirs qu’une femme « ordinaire ». Il est important de savoir que pendant une certaine période, l’image d’un corps très fin voir maladif était un critère de beauté. Mais qu’y avait-il de beau à vouloir ressembler à ce qui caractérise le corps indésireux d’une toxicomane? En habillant de manière luxurieuse ces véritables toxicomanes, le résultat est alors troublant. On en oublie, et on en ignore le fait qu’elles fassent parties d’un monde carrément parallèle à celui de milliers de femmes. Il est alors impossible de les reconnaître, et de penser que ce sont exactement les mêmes filles, ça, c’est ce qui est le plus triste.




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