QUAND BEATPORT A TUÉ LA DEEP HOUSE – DANS LE BAC DE BASS Y BOUZOUK #1

Bon d’accord cet article a été écrit des centaines de fois ! Donc malgré ce titre aguicheur, je ne vais pas me lancer dans un exposé de musicologie rébarbatif et inutile. D’autres l’ont fait et le feront, a fortiori mieux que moi car je venais tout juste de naître quand Larry Heard inondait Chicago puis le monde avec son hymne Can You Feel It.

Mais il s’agit ici de rétablir la vérité ! La plupart des sites de téléchargement qui vous vende de la Deep House aujourd’hui font de la publicité mensongère. La Deep House est devenu le genre fourre-tout qui accueille les hits « pop » (au sens littéral du terme c’est-à-dire populaire) pondus à la chaîne par des producteurs et labels plus concentrés sur le design du logo de leur nouveau poulain que sur l’âme, la créativité et la qualité de production qu’ils mettent dans leur musique.

La Deep House prend ses racines dans le Jazz et la Soul, alors que la House… Bon ok stop ! Je vous vois déjà vous endormir devant votre écran. Alors tentons une approche plus ludique et découvrez 13 disques Deep House qui traînent dans notre BYBliothèque, des classiques du début des années 90 à aujourd’hui.

  • Dream 2 Science – How Do I Love Thee (1990)

Un classique qui vient d’être repressé sur Rush Hour ! Mention spéciale pour l’intro en mode Barry White, parfaite pour débuter un set. Panorama Bar track !

  • Kenlou – Gimme Groove (1995)

3ème release du mythique label Masters At Work Recordings, Gimme Groove est une perle rare de plus de 9min (peu commun à l’époque) qui mélange percussions endiablés, basses qui ronronnent, piano et vocaux entêtants. Must-have !

  • Chez Damier & MK – The Feeling (1995)

Quand 2 légendes se rencontrent ça donne un track au groove implacable, qui pourrait presque définir le genre.

  • St Germain – Alabama Blues (1965 mix) (1995)

La deep house est née aux US mais très rapidement nos chers producteurs de l’Hexagone l’ont apprivoisée pour la réinterpréter façon French Touch. Impossible donc de ne pas faire figurer un morceau de Ludovic Navarre aka St Germain dans cette sélection !

  • Herbert – Friday They Dance (1996)

Chez Bass Y Bouzouk, on voue un certain culte au travail de Mr Matthew Herbert au début de sa carrière sous son alias Herbert. Ses enregistrements en Swingtime, la précision chirurgicale de chacun des sons dans ses productions pour former un tout groovy à souhait n’ont jamais été égalés à nos yeux. De la Deep House dans sa forme la plus minimale.

  • The Timewriter – Deliver Me (1998)

The Timewriter aka Jean Frank Cochois est l’un de ces héros de la house underground qui n’a jamais véritablement percé auprès du grand public mais qui n’a eu cesse de délivrer de la musique d’une qualité irréprochable. Co-fondateur du mythique label Driftwood dont les disques s’arrachent à des prix indécents sur Discogs, sa house ultra atmosphérique vous fera voyager loin, très loin.

  • Da Kine – Samoa (2001)

Parlons donc de Driftwood ! En seulement 2 ans d’existence (2000-2002) et 10 sorties au compteur, le label a atteint un statut culte pour les collectionneurs initiés, entretenu par la rareté et la qualité constante de leurs productions. De la Deep House qui tire vers la Dub Techno avec des lignes de basses ravageuses et des envolées mélodiques d’un autre monde… Divin !

  • Luke Sardello – Somebody Said (2003)

Un disque peu connu mais qui vaut le détour ! Minimal House presque perlonienne sur les autres tracks, Somebody Said est un bijou de House soulful.

  • Nick Holder – Swimming (Instrumental Mix) (2007)

Autre légende de la Deep House, Nick Holder est un producteur canadien patron du mythique label DNH Records. Sa version Instrumentale de Swimming sortie sur NRK en 2007 fait partie de ces morceaux intemporels et bluffants de simplicité. Lorsque Zip l’a joué au petit matin pendant le Weather Festival 2014, la beauté des nappes et la rondeur de sa ligne de basse nous ont presque arraché une larme.

  • Chez Damier – Soul Minimal (2009)

Un autre bijou de Chez Damier sortie en 2009 sur Mojuba. On apprécie l’intro qui tape avant d’intelligemment basculer dans une ambiance plus deep grâce à une basse groovy et des nappes typiques du producteur américain.

  • Leonel Castillo – Dell Wish It Was Me (2011)

L’edit est toujours un exercice dangereux. Rester fidèle à l’original ou le réinterpréter totalement ? Ici le prodige argentin Leonel Castillo trouve la bonne recette et nous sert une version deep house du titre Soul I Wish It Was Me You Loved des Dells.

  • Seuil – Sub Boogie Drama (2012)

Seuil est l’un de nos DJ/producteurs favoris chez BYB. Patron du label Eklo qui délivre depuis 2007 des productions d’une grande richesse, allant de la Micro à la Tech House, avec une cohérence globale impressionnante et une qualité constante. Ici on le retrouve sur le label français Karat avec un son deep et chaleureux où les subs se mêlent au synthé dans une parfaite harmonie.

La Secret Weapon

Slow Life – Just A Little Beat (2014)

Pour terminer cette sélection, le jeune collectif/label berlinois Slow Life nous sert ici une des meilleures sorties House de l’année. Un son deep et léchée résolument jazz avec une rythmique break sophistiquée, bref que du bonheur.

A propos de Bass Y Bouzouk »:

Bass Y Bouzouk est un collectif de DJs et producteurs parisiens fondé en 2011. Depuis près de 3 ans, ses membres remplissent les salles des bars et clubs de la Capitale (Rex Club, Showcase, Nüba Cocobeach, Concorde Atlantique, Cabaret Sauvage, Batofar, etc.) et partagent avec le public parisien leur amour pour le vinyle, la House et la Techno de qualité. Leur page Facebook.




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