ASTROPOLIS, FOLIE FURIEUSE !

Du 3 au 5 juillet 2015, le festival Astropolis célébrait sa 21ème édition. Les sonorités électroniques aux divers BPM ont résonné une fois de plus sur les terres brestoises. Cette année, nous nous sommes rendus à la grande messe du samedi soir au manoir de Keroual.

22h, l’arrivée à Brest est difficile. Le voyage en TER n’est pas des moins apaisants. Entre les chansons populaires, l’alcool renversé gisant sur le sol, l’odeur de weed local dans les wagons et les toilettes bouchées, pas de doute, la Bretagne est à la hauteur de sa réputation.

C’est donc avec une heure de retard que le train entre en gare de Brest. Accueillis par les forces de l’ordre, la sortie de la gare se fait, malgré tout, dans un joyeux bordel. Les festivaliers se dispersent entre les parcs pour « finir la liche » et les premières navettes qui décollent vers Keroual « pour aller taper du pied ». La couleur est annoncée !

Éternelle attente

Viennent ensuite les navettes direction le Manoir de Keroual. Et c’est reparti pour quelques minutes d’attentes, entassés dans la foule, les jeunes finissent leurs bouteilles pendant que les vieux bouillonnent … Après vingt minutes de trajet en bus, durant lesquelles sont entonnés les bonnes vieilles chansons connues de tous, les portes d’Astropolis s’ouvrent au monde. Il ne reste plus qu’à marcher pour rejoindre le fameux Manoir. Dix minutes de randonnée pédestre pour enfin entendre le son des basses.

On se retrouve pourtant dans une nouvelle file d’attente. Après une demi-heure devant l’entrée VIP/Invités (ce n’est pas sans imaginer l’attente pour les autres festivaliers), nous entrons (enfin) dans ce temple. C’est Squarepusher et ses rythmiques affolantes qui se chargent de nous accueillir. Le britannique laisse place au Sonic Crew. Les deux gars d’Astro assurent la partie à domicile. Nous filons alors, sans tarder, dans la Cour, face à Kolde. L’homme mystérieux, masqué par ses lunettes et sa capuche, envoie une techno très moderne, à l’aide de son synthétiseur modulaire. Ce dernier le masque davantage des spectateurs en extase.

Les voilà d’ailleurs prêts à recevoir la musique du bon vieux Robert Hood. Le DJ américain reprend un public en liesse, qui ne demande qu’à en prendre pleins les oreilles ! Aussitôt dit, aussitôt fait, le fondateur de M-Plant dévoile son talent pendant plus d’une heure et demi, et ça paye : le public est survolté !

Après cette claque, la logique voulait nous diriger sous le chapiteau de la scène Mekanik. Comme il l’avait prouvé en début d’après-mdi, lors d’une rave improvisée, Manu Le Malin et sa touche très hardcore parviennent à fédérer des milliers de personnes. Ça tapait du pied à l’unisson sous le chapiteau dissimulé au fond du site.

Le jour se lève

De retour au sein de la Cour, curieux de voir Paul Woolford sur scène. Ce n’est pas sans surprise que nous avons trouvé le producteur anglais en très grande forme et bien décidé à mettre le bordel. Finissant son set aux aurores, il cède les platines à Lil’Louis un peu tardivement… Peu importe le DJ de Chicago n’appréhende pas le fait de devoir clôturer cette folle nuit. Déjà torse nu après vingt minutes de set, il réchauffe un public qui en redemande toujours plus. Même sans son French Kiss favori, le petit Louis parvient à envoyer en l’air la dizaine de milliers de festivaliers encore présents au petit matin.

Astropolis nous démontre, une nouvelle fois, qu’eux seuls détiennent la recette d’un week-end aussi dément.




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  1. ASTROPOLIS DÉVOILE SA PROGRAMMATION POUR 2016 | CHICNZIC

    […] Le plus fou des festivals bretons est de retour pour sa 22ème édition. Les terres bretonnes tiennent l’un des plus anciens festival de musiques électroniques en France, avec une programmation aussi éclectique que complète. Brest va vibrer pendant trois jours entre festival ON et OFF organisé un peu partout dans la ville. Cela fait plus de plus de 20 ans que les organisateurs font leur ravolution et ça promet. Lire notre report de l’édition 2015. […]


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